mercredi 22 juillet 2009

La Diaspora Haitienne doit renforcer ses liens pour être plus solidaire

Jean Michel : Défenseur des droits des Haïtiens aux USA

Le Centre communautaire Chay Pa Lou fait partie des institutions pionnières en matière d'immigration au sein de la communauté de la diaspora haïtienne des Etats-Unis. Créé dans les années 90, il est réputé pour les services constants qu'il offre aux compatriotes haïtiens tant au niveau de l'immigration, de l'impôt sur le revenu que de la traduction de documents.

Fondée par un groupe d'étudiants immigrés aux Etats-Unis dans les années 80, l'institution Communautaire Chay Pa Lou s'est fixée pour mission de contribuer au développement social des compatriotes haïtiens en difficultés dans les communautés de la diaspora. Elle s'impose comme étant la maison des Haïtiens de New York et d'autres Etats des Etats-unis comme New Jersey, Pennsylvanie, Rhodes Island et Connecticut.

« Nous nous sacrifions de jour en jour pour aider nos compatriotes à mieux comprendre le système et les lois établis par les autorités américaines. A côté des services que nous offrons en matière d'immigration, d'impôt sur le revenu et de traduction de documents, nous prodiguons des conseils gratuits aux jeunes haïtiens qui veulent s'installer pour poursuivre leurs études universitaires et professionnelles aux Etats-Unis, dit Jean Michel, directeur général de cette institution.
Nous avons une équipe légale composée des avocats qui accompagnent des milliers de nos compatriotes aux tribunaux d'immigration quand ils font face à des difficultés. » A en croire M. Jean Michel, depuis quelques années, les différentes interventions officielles menées par cet Organisme auprès du Sénat américain ou des membres du "Congress American ", ont permis aux Haïtiens de la diaspora vivant en situation irrégulière aux Etats-Unis de bénéficier de la "Haitian Reform Immigration Fairness Act", pour se mettre en conformité avec les normes établies par cette puissance mondiale.
« Au cours de ces dix dernières années, nous avons aidé beaucoup de personnes à légaliser leurs statuts. Bon nombre d'entre elles sont devenues des citoyens américains. Parmi ces personnes, des jeunes que nous avons conseillés à prendre leurs études au sérieux sont aujourd'hui des médecins, des infirmières, des enseignants, des avocats et des docteurs en sciences politiques, en histoire et en sociologie », affirme M. Michel sur un ton satisfaisant.
L'épineux dossier de déportation des Haïtiens « Depuis la récente décision du gouvernement fédéral américain d'expulser quelques 30 000 Haïtiens en situation irrégulière aux Etats-Unis, notre Organisme est sollicité par des médias de New York, de New Jersey, de Florida, de Massachusetts et même d'Haïti pour faire le point à ce sujet, qui jette dans l'émoi la diaspora haïtienne des Etats-Unis, explique M.
Jean Michel. Ces derniers jours, notre bureau de Brooklyn est de plus en plus bondé de gens qui viennent solliciter nos conseils sur les questions relatives au rapatriement des compatriotes Haïtiens. Le feed-back est très positif. La communauté est rassurée par nos informations. Pour défendre nos frères, nous collaborons avec d'autres organisations pour attaquer le dossier d'immigration au coeur. »
Toutefois, le patron de l'institution communautaire Chay Pa Lou souhaite que la communauté haïtienne de la diaspora, partout où elle se trouve, renforce ses liens pour être plus solidaire. Il encourage ses compatriotes à rester des rudes travailleurs, et recommande aux jeunes de profiter des avantages académiques qu'offre la première puissance économique mondiale.
Jean Michel, membre fondateur et actuel directeur général du Centre communautaire Chay Pa Lou, a vu le jour à Port-au-Prince en 1956. Avant d'immigrer aux Etats-Unis, il a eu la chance de faire ses études primaires et secondaires à l'école des frères du Sacre Cœur de Dame-Marie et au Collège Jean Price-Mars. Installé depuis plus de 30 ans aux USA, son cœur est toujours attaché à sa terre natale. Chaque fois qu'il visite le pays, il apporte son expertise dans des domaines tels que l'immigration, l'habitat, l'économie et le développement communautaire

Chay Pa Lou : New York Voici l'adresse et le téléphone de "Chay pa lou": 98 Veronica Pl Brooklyn, NY 11226 - (718) 756-1586.

Amos Cincir

mcincir@lenouvelliste.com

lundi 20 juillet 2009


La Diaspora haïtienne est un réservoir de techniciens ayant testé leur savoir-faire, pour la plupart, en pays étranger. Ces professionnels sont pour la plupart désireux de contribuer au développement de leur pays de naissance. Il en est souvent de même pour leurs enfants qui souhaitent participer davantage au pays d’origine de leurs parents, le leur aussi sentimentalement à tout le moins.

Conclusion

Le ROCAHD a participé avec beaucoup d’intérêt à la consultation en vue d’amender l’actuelle constitution haïtienne. Il espère, avec cette modeste contribution, apporter sa pierre à l’édification d’une société plus juste et surtout à contribuer à une loi fondamentale plus inclusive et mieux adaptée à nos besoins en tant que peuple éparpillé sur divers continents et ayant développé des appartenances transnationales, tout en demeurant indéfectiblement attaché à son alma mater, à son pays d’origine.

Annexe 11
Contribution de «Initiatives des Haïtiens de Montréal pour les amendements de laConstitution de 1987. »

(Extraits)
Cher professeur Moïse, Je suis Prophète Joseph, porte-parole d’Initiatives des Haïtiens de Montréal pour les amendements de la Constitution de 1987. Je vous écris en vue de présenter les recommandations d’amendements constitutionnels d’Initiatives des Haïtiens de Montréal proposés lors de l’Assemblée du 14 juin 2009 qui s’est tenue au Centre Culturel La Perle Retrouvée de 16h à 21h, suite à l’appel que la Commission présidentielle avait lancé au sein de la diaspora pour la poursuite des consultations sur les amendements constitutionnels lors de son passage à Montréal. Les amendements recommandés sont analysés en fonction des critères de durabilité, de stabilité, d’efficacité d’application, d’égalité entre les citoyens et d’économie.

DE LA NATIONALITÉ HAITIENNE
Commentaires et Recommandation no. 1.

L’Art. 11 de la Constitution stipule : ‘’Possède la Nationalité Haïtienne d’origine, tout individu né d’un père haïtien ou d’une mère haïtienne qui eux-mêmes sont nés Haïtiens et n’avaient jamais renoncé à leur nationalité au moment de leur naissance’’.

Formulé ainsi, les enfants nés d’un père naturalisé ou d’une mère naturalisée ne sont pas considérés comme haïtien d’origine, même s’ils sont nés en Haïti. Le bout de phrase : ..’’… qui eux-mêmes sont nés Haïtiens et n’avaient jamais renoncé à leur nationalité au moment de leur naissance.’’ Exclut les enfants nés des parents naturalisés haïtiens et les Haïtiens de la diaspora qui ont obtenu une autre nationalité.

On doit amender l’article 11 pour reconnaître comme Haïtien tout individu né d’un père haïtien ou d’une mère haïtienne. L’individu en question peut être né d’un père haïtien ou d’une mère haïtienne d’origine ou d’un père naturalisé haïtien ou d’une mère naturalisée haïtienne, qui eux-mêmes peuvent posséder une autre nationalité. Ainsi, on aura une seule catégorie d’Haïtiens par naissance. Il faudra maintenant trouver une façon pour intégrer tout étranger qui désire obtenir la nationalité haïtienne à la grande famille de la nation.

L’article 11 amendé peut se lire ainsi :
Être haïtien tout individu né d’un père haïtien ou d’une mère haïtienne, ou tout individu qui a acquis la nationalité haïtienne par naturalisation. De cette façon, l’art. 12 n’a pas sa raison d’être.

L’Art. 12.1 est remplacé et reformulé par l’art. 11.1.
Art. 11. 1. Tout étranger peut obtenir la nationalité haïtienne par naturalisation, après cinq (5) ans de résidence continue sur le Territoire de la République.

Art. 11.2. Avant d’obtenir la nationalité haïtienne, tout étranger doit subir et réussir un test d’intégration à la grande famille de la nation haïtienne.

Art. 11.3. La loi fixe le contenu, l’organisation et le mode de fonctionnement du test d’intégration des étrangers. De cette façon, l’art. 12.2 n’a pas sa raison d’être. Ainsi, l’article 18 doit être modifié pour enlever les restrictions imposées par l’art. 12.2.

À l’article 13, l’alinéa a) n’a pas sa raison d’être. L’article 13 amendé peut se lire ainsi :Art. 13 : La Nationalité haïtienne se perd par :

a. L’occupation d’un poste politique au service d’un gouvernement étranger
b. La résidence continue à l’étranger pendant trois (3) ans d’un individu étranger naturalisé haïtien sans une autorisation régulièrement accordée par les autorités compétentes.

Les articles 14 et 15 n’ont pas leur raison d’être dans la constitution amendée.
C'est article est un extrait conforme du Rapport de la commission présidentielle sur l'amendement de la Constitution. Lisez le rapport ici de la page 121 à 123 :
Publié par CLUB DIASPORA HAITIENNE à l'adresse 08:20 0 commentaires

vendredi 10 juillet 2009



La Diaspora Haïtienne en action

Nous sommes tous conscients qu’à l’heure actuelle, Haïti est dans une situation catastrophique, un abîme dans lequel l’a propulsé une gestion archaïque pratiquée depuis l’indépendance. Nous sommes aussi conscients que le monde est en train de bouger et que tout pays qui veut marcher au rythme du changement doit se mettre au pas de la modernisation. Nous sommes tout aussi bien conscients et ceci est une vérité de la palisse, que ce ne sont pas les étrangers qui apporteront le changement chez nous mais la convergence de contributions de tous les secteurs de la vie nationale.

Pourtant, certains persistent à croire que rien de sérieux ne peut sortir d’Haïti ou des haïtiens eux-mêmes, ils ont peut-être raison de le croire car nous avions changé de gouvernement à n’en plus finir, nous avions saisi toutes les opportunités qui se sont offertes à nous ; la chance qui passe, la dernière chance et autres et nous sommes encore au même point à marquer le pas sur place. Cette vision est celle bien sûr de la communauté internationale qui est fatiguée de nous voir à sa porte, sébile en mains à quémander de l’aide et à être constamment à notre chevet, alors qu’aucune prise en charge par nous autres n’est envisagée.

Toujours dans cet ordre de pensée, nous avions reçu chez nous dans le passé des coopérants qui en fait étaient venus à l’école chez nous. Nous n’insinuons pas qu’Haïti n’ait pas profité de cette expérience en quelque sorte mais ils en ont eux-mêmes d’avantage bénéficié dans la compréhension de paramètres et théorèmes appris sur les bancs et dans les labos d’Universités.
Dans le brouhaha des activités en Haïti et la vivacité qui animent femmes et hommes, on semble ne pas remarquer que si Haïti existe encore ce n’est pas à cause de l’aide internationale mais grâce à une force invisible et silencieuse que constituent sauf erreur ou omission, les deux millions de femmes et d’hommes éparpillés un peu partout sur la planète et qui forment la diaspora haïtienne.

On a depuis longtemps fermé la diaspora haïtienne dans un petit cercle où on lui assignait seulement la fonction de garantir la subsistance au moyen des transferts pour les besoins alimentaires, le logement, les frais scolaires alors que par peur, on lui bloquait par toutes sortes de stratagèmes, tout accès à la décision en Haïti.

Dieu merci, les choses ont changé et la mentalité aussi car on a finalement compris que la diaspora avec tout le bagage accumulé en terres étrangères, peut non seulement faire profiter l’économie en Haïti en y implantant des petites entreprises mais aussi partager un certain savoir faire avec ceux de l’intérieur. La diaspora n’a pas pour objectif de prendre le job des haïtiens mais bien de contribuer à y en implanter d’avantage.

Dans le cadre des rapports entre haïtiens de l’intérieur et la diaspora, un pas va être fait dans la bonne direction. Au cours de la semaine du 20 au 25 juillet 2009, un groupe de volontaires haïtiens sous le chapeau de KONBIT NEG LAKAY, une organisation de Springs Valley, New York, vont donner en Haïti une série de conférence à travers quatre localités : Tabarre, Port-au-Prince, Carrefour, Croix-des-Bouquets.

Cette série de conférences va englober divers sujets comme : « La violence un problème pour Haïti, pas une solution » « La résolution des conflits, une autre approche pour résoudre les différends » « L’entreprenariat, pour la multiplication de petites entreprises » « La délinquance juvénile, un mal très sérieux ».

C’est un pas dans la bonne direction, et c’est un pas de géant. Si dans le passé, on pouvait dire que la diaspora ne faisait que parler, maintenant qu’elle a mis les pieds dans la glaise du réel, on dira au contraire : DIASPORA EN ACTION.

Echo d’Haïti Po. Box 1305 Randolph Ma. 02368, ou à notre adresse électronique http://us.mc590.mail.yahoo.com/mc/compose?to=echodhaiti1@yahoo.com., http://us.mc590.mail.yahoo.com/mc/compose?to=echodhaitiun@yahoo.com.

La migration de main-d’œuvre nationale

« Proposition pour une politique de gestion de la migration de main-d’œuvre en Haïti », c’est le titre d’un document produit par un Groupe interministériel et intersectoriel, mis en place par les autorités haïtiennes pour le renforcement des capacités d’administration de la migration de main-d’œuvre nationale.

Divisé en trois parties, ce document d’une centaine de pages fait un état des lieux de la migration haïtienne, de la migration de main-d’œuvre. Les rédacteurs du document préconisent la mise en branle d’une politique de gestion efficace de migration de main-d’œuvre.

Des statistiques, évoquées par l’ancien Premier Ministre Jacques Edouard Alexis, révèlent un chiffre de deux millions d’Haïtiens vivant en terre étrangère, principalement aux Etats-Unis d’Amérique, au Canada, en République Dominicaine, dans d’autres pays caribéens (Martinique, Guadeloupe, Guyane française), mais aussi en France. Ces dernières années, Montréal a accueilli comme résidentes et résidents un nombre considérable de cadres en provenance d’Haïti.

Parmi ces ressortissants nationaux, beaucoup, y compris un nombre important de femmes, sont des ressources compétentes et techniques en divers domaines, qui contribuent en parts financières importantes, non seulement dans les pays d’accueil, mais aussi dans leur pays d’origine, Haïti.

A rappeler que le « rapport mondial population 2006 », présenté le 6 septembre 2006 dans différents pays de la planète (y compris Haïti), relève combien important est l’apport des femmes et de la migration internationale dans le développement au XXIe siècle.

« Malgré leurs contributions à la réduction de la pauvreté et à des économies en situation fort difficile, la communauté internationale n’a commencé que récemment à saisir l’importance de tout ce que les femmes migrantes ont à offrir », souligne le rapport mondial population 2006 intitulé « Vers l’espoir : les femmes et la migration internationale ».

« Confrontés au phénomène du vieillissement de leurs populations et pour maintenir leur compétitivité sur les marchés mondiaux, les pays dits développés recourent de plus en plus aux femmes migrantes hautement qualifiées. La condition de femmes moins qualifiées, qu’elles soient employées de maison ou travailleuses agricoles, qu’elles travaillent dans des ateliers ou sur le trottoir, demeure souvent peu enviable tandis que la demande pour leurs services ne cesse de croître », signale l’OIM-Haïti.

Djems Olivier